Tu as déjà pensé à écrire à une personne détenue ?
Le FAC (Fonds Anti-Carcéral) propose un atelier pour te guider dans cette pratique de correspondance avec une personne « sans-papiers » détenue, un acte immense de solidarité et d’amour.
Face à un système carcéral qui déshumanise, nous affirmons une solidarité politique et antiraciste. Nous défendons un militantisme anticarcéral, cherchons à reconstruire des espaces de résistance et de soutien mutuel contre ces violences structurelles.
Écrire à une personne détenue, c’est apporter un soutien moral et un soutien juridique. Moral parce que la correspondance permet de s’évader mentalement quelques minutes hors des murs et de garder un lien avec l’extérieur. Juridique parce que c’est un signe d’intégration, c’est une preuve que lae détenu·e n’est pas isolé·e.
Pendant cet atelier, le FAC te donnera les bases avant de te lancer dans une correspondance avec une personne « sans papiers » enfermée. Nous pourrons te mettre en contact avec l’un·e d’elleux, qui nous ont donné leur accord pour recevoir du courrier.
Si tu ne souhaites pas correspondre, mais que cette thématique te touche, tu peux apporter ton soutien de plusieurs autres manières :
- Venir à l’atelier et dessiner ou peindre des cartes postales. Tu peux choisir d’illustrer et d’autres pourront y ajouter un mot.
- Faire un don au Fonds Anti-Carcéral
Nom : Fondation Marius Jacob
N° de compte : BE65 5230 8110 3896
!! Communication : FAC - Acheter un calendrier perpétuel pour financer le fonds. Écris-nous à fonds_anti_carceral@stronzi.org
À propos du FAC
Notre collectif est né d’un engagement commun : soutenir les réfugié·es palestinien·nes qui, en Belgique, défendent leur droit de manifester contre le génocide en cours, la colonisation et la complicité de notre État. Très vite, nous avons constaté une répression ciblée : insultes et violences policières -> arrestations arbitraires -> privations de liberté/enfermements -> déportations. Les Palestinien·nes sont visé·es en raison de leur statut administratif précarisé par des politiques migratoires racistes.
La manière dont notre État et ses institutions s’acharnent sur les personnes exilées met à nu ses réflexes autoritaires. Ce système d’enfermement et de déshumanisation ne s’arrête pas aux centres fermés, il traverse aussi les prisons et d’autres lieux de privation de liberté où la loi se suspend, et où la violence d’État s’exerce avec le plus de brutalité surtout pour les personnes « sans-papiers ».
Par « personnes sans-papiers », nous entendons les personnes privées d’un titre de séjour valable dans l’Union Européenne, dont le statut est rendu illégal par les politiques migratoires européennes.
Atelier de 17h à 19h